Du metal, du vrai... Cuir, clous, chaînes, grosses motos, deux guitaristes solistes sur scène, un chanteur parmi les plus talentueux de sa génération, rebaptisé Metal God par ses fans... Une machine qui tourne depuis plus de 35 ans, et cela ne fait que recommencer.
Courte bio :
Formé en 1970 à Birmingham, en Angleterre,
Judas Priest s'articule autour des deux membres principaux, le guitariste
K.K. Downing et le bassiste
Ian Hill. Complété par le chanteur
Alan Atkins et le batteur
John Ellis, le groupe offre un premier show en 1971 sous le nom de Judas Priest, le nom de l'ancien groupe d'Atkins. La formation passe le reste de l'année à se produire en Angleterre et en profite pour remplacer Ellis par
Alan Moore, ensuite remplacé par
Chris Campbell. Après une année passée sur la route, Atkins et Campbell quittent en 1973 et sont remplacés par le chanteur
Rob Halford et le batteur
John Hinch. Le groupe poursuit sa vie sur la route et fait un crochet en Allemagne pour ensuite décrocher un contrat avec le label indépendant anglais Gull.
Avant d'enregistrer son premier album, le groupe accueille le guitariste
Glenn Tipton.
« Rocka Rolla» paraît en 1974 et ne fait pas de bruit, au figuré bien sûr. En 1975, le groupe se fait remarquer au festival de Reading et Hinch quitte et est remplacé par... Alan Moore. Quelques mois plus tard, Judas Priest lance
« Sad Wings Of Destiny » qui obtient quelques bonnes critiques. Cependant, les faibles ventes menacent la santé financière du groupe. La situation sera toutefois résolue grâce à un contrat international avec CBS Records qui édite
« Sin After Sin » en 1977. On y retrouve le batteur
Simon Phillips qui vient en relève à Moore. Les critiques sont bonnes et Judas Priest prend le chemin des États-Unis avec
Les Binks à la batterie.
À son retour en Grande-Bretagne, le groupe entre en studio pour enregistrer
« Stained Class » qui paraît en 1978 et qui permet à Judas Priest de s'établir solidement sur la scène mondiale du métal. Ce sont d'ailleurs cet album et le suivant,
« Hell bent for leather » (d'abord sorti sous le titre « Killing Machine » en Angleterre), qui établissent les bases de la
NWOBHM. Dès lors, Judas Priest influence de nombreux groupes émergents. En 1979, la formation enregistre l'album live
« Unleashed in the East » au Japon. Il s'agit du premier disque du groupe à s'écouler à plus d'un million d'exemplaires aux USA (disque de platine ). Les Binks quitte le groupe en 1979 et est remplacé par
Dave Holland pour
« British Steel » (1980). L'album entre au troisième rang sur le palmarès britannique et est lui aussi certifié platine aux Etats-Unis, avec des titres comme Metal Gods ou Breaking the Law. Lancé l'année suivante,
« Point of Entry » remporte presque autant de succès.
Au début des années 80, Judas Priest est l'un des groupes les plus populaires en concert, et ce partout dans le monde. Le groupe est au sommet de sa popularité en 1982 quand
« Screaming For Vengeance » paraît. Sans grande surprise, le disque s'écoule à plus d'un million d'exemplaires. Deux ans plus tard,
« Defenders of the Faith » connaît un sort à peu près similaire, mais déjà l'univers commence à changer avec l'avènement de groupes comme Metallica, groupe meneur de la nouvelle scène speed-trash. Avec
« Turbo » (1986), Judas Priest semble être complètement déconnecté de la scène. Ça n'empêche pas le disque de s'écouler encore une fois à plus d'un million d'exemplaires.
Les choses changent toutefois en 1987 quand l'album live
« Priest... Live ! » devient le premier disque depuis « Stained Class » à ne pas atteindre la certification or aux States. Revenant au métal pur et dur, le groupe revient au disque d'or en 1988 avec
« Ram It Down » mais sans vraiment casser la baraque. Par la suite, Dave Holland quitte la barque pour être remplacé par
Scott Travis qui participe à l'enregistrement de
« Painkiller » en 1990, lequel ne sera reconnu que par les fans assidus du groupe.
Au début des années 90, Rob Halford lance son groupe
Fight et ne met que peu de temps à quitter Judas Priest. En 1996, après un album solo de Glenn Tipton, le groupe rebondit avec un jeune chanteur du nom de
Tim « Ripper » Owens, plus trash, un fan qui faisait autrefois partie du groupe hommage Winter's Bane. Le groupe passe l'année suivante à enregistrer
« Jugulator ». Lancé en 1997, « Jugulator » entre en 82e position. Pour sa part, Halford met un terme à Fight et signe avec l'étiquette Nothing, propriété de Trent Reznor, et travaille sur son projet
Two. Pendant ce temps, Judas Priest lance l'album live
« '98 Live Meltdown ». À la même époque, un film inspiré de l'histoire de Ripper est en production avec Mark Wahlberg en tête d'affiche.
Pour en revenir à Halford, il met un terme à Two après l'album
« Voyeurs » paru en 1997 et fait un retour à ses racines métal avec son nouveau groupe,
Halford! Le groupe lance un premier effort en 2000 avec
« Resurrection » qui est suivi de l'album
« Live Insurrection » en 2001, un album enregistré pendant la tournée en compagnie d'Iron Maiden. En 2001, Judas Priest poursuit avec Ripper et lance l'album
« Demolition ». En 2003, le groupe contribue à la préparation du coffret
« Metalogy » et Halford y participe, ce qui le rapproche du groupe. En 2003, Ripper Owens quitte à l'amiable pour faire place à Halford qui revient à ses premières amours pour enregistrer l'album
« Angel of Retribution » en 2005 (une véritable tuerie pour ces messieurs de 60 ans).
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